Bud Spencer et les Allemands : un grand amour réciproque

Le public allemand en a fait un personnage culte : les produits dérivés étaient vendus en grande quantité, les clubs de fans en ligne étaient très actifs et des projections spéciales de ses films étaient organisées, notamment à Berlin. Les tatouages à son effigie ne manquent pas non plus, à l’instar de ce qui se passe en Italie. En outre, le lien avec l’Allemagne existait déjà depuis longtemps : en 1951, Carlo Pedersoli a obtenu un résultat historique à Schwäbisch Gmünd en natation, devenant le premier Italien à passer sous la minute au 100 mètres nage libre en Allemagne.
Publications
Même en librairie, son succès est remarquable. Ses autobiographies, dont Ma vie, mes films et Je mange donc je suis, se sont très bien vendues et ont confirmé à quel point son personnage était ancré dans la mémoire collective allemande.
Je mange donc je suis.
Bud Spencer était souvent invité à la télévision allemande. En 1978, il a participé à Stars in der Manege, enregistré au Cirque Krone de Munich, où il a amusé un éléphant. Célèbre aussi est un épisode qu’il a raconté à Innsbruck, lors d’une rencontre avec une diététicienne autrichienne : mesurant 1,92 mètre et pesant 125 kilos, il était venu là pour perdre du poids. « Vous avez un gros problème », lui dit le médecin. « Je sais, c’est pour ça que je suis là. « Pendant quinze jours, elle ne boira que de l’eau et marchera beaucoup. » « Quand il a dit ‘seulement de l’eau’, je l’ai remercié et je suis parti ».
Ce géant bourru, qui entre coups de poing et chamailleries ludiques avec son ami Terence Hill faisait toujours triompher les bonnes valeurs, a conquis le cœur de générations entières à travers le monde. Même en Allemagne, le 27 juin 2016, jour de sa mort à l’âge de 86 ans, a été un véritable jour de deuil.
La presse allemande s’en est fait l’écho.
