Jo Gartner, un talent oublié

Son parcours dans le sport automobile commence à l’été 1972, lorsqu’il se présente à Kurt Bergmann, le propriétaire d’une équipe qui construit des monoplaces pour la Formule Vee et la Super Car. Après avoir acquis de l’expérience sur des projets qu’il avait déjà commencés, Gartner a ensuite redessiné de manière indépendante certains modèles Kaimann, démontrant des compétences rares pour un si jeune pilote. Avec détermination, il réussit à gravir les catégories de formule jusqu’à la Formule 1. En 1984, Osella lui offre la possibilité de disputer la moitié du championnat du monde aux côtés de Piercarlo Ghinzani. C’est une chance importante, même si l’équipe a du mal à aligner une seule voiture. Dans certaines courses, la monoplace de Gartner n’était même pas officiellement inscrite, ce qui aurait empêché l’attribution de points, l’une des nombreuses lacunes réglementaires de l’époque. Malgré les difficultés, Gartner a participé à chaque fois aux huit qualifications du Grand Prix. Il reste souvent à proximité de Ghinzani, un pilote plus expérimenté, et parvient parfois à le devancer. A une époque marquée par la fiabilité précaire des moteurs turbo, les nombreux abandons compensent en partie le manque de compétitivité de l’Osella. . Le point d’orgue est atteint à Monza. Profitant d’une série exceptionnelle d’abandons, Gartner s’est retrouvé dans la phase finale en sixième position, avec son coéquipier en quatrième position. Lorsque Ghinzani tombe en panne d’essence, Jo risque également le même sort, mais parvient à franchir la ligne d’arrivée d’un cheveu. Il termine cinquième, devant Gerhard Berger, son rival direct pour une place chez Arrows en 1985. Un résultat extraordinaire, qui n’a toutefois pas rapporté de points en raison du problème d’immatriculation. . C’est finalement Berger qui obtient la place en Formule 1. Gartner s’est donc tourné vers les courses d’endurance, où il s’est immédiatement fait un nom. En 1985, il obtient une excellente quatrième place aux 24 heures de Spa dans le cadre du championnat du monde des voitures de sport. L’année suivante, il remporte son premier grand succès avec une victoire aux 12 heures de Sebring, suivie d’une troisième place à Miami dans le championnat IMSA, qu’il termine héroïquement sur trois roues. L’année suivante, Gartner se tourne vers la compétition automobile. Le 1er juin 1986, il prend le départ des 24 Heures du Mans parmi les favoris. Mais à deux heures du matin, une défaillance mécanique fait perdre le contrôle de la Porsche 962 dans la ligne droite des Hunaudières à plus de 260 km/h. La voiture heurte violemment la glissière de sécurité. La voiture heurte violemment le rail de sécurité et termine sa course contre un poteau téléphonique, prenant feu. Jo Gartner est décédé sur le coup. S’en est allé un pilote aimé de tous, dont on se souvient pour son talent, son sourire et une carrière construite avec ténacité contre toutes les limites. La voiture de Jo Gartner est morte sur le coup.
