Le marché de la Roma, une révolution après la raclée contre l’Inter

La défaite 5-2 contre l’Inter pour la Roma n’est pas seulement une lourde défaite en termes de score : c’est un signal fort, sans équivoque. Selon le Corriere dello Sport, c’est un signal d’alarme qui a traversé l’océan jusqu’aux bureaux de Friedkin, où la déception était évidente, mais elle était accompagnée d’une prise de conscience précise : cette équipe de la Roma a besoin de temps, de travail… et, surtout, d’un bouleversement.
Alors que Gasperini a gardé le cap et, même après une défaite aussi claire, n’a pas réduit ses ambitions en Ligue des Champions, les propriétaires américains observent, analysent et réfléchissent. Et arrivent à une conclusion claire : ce n’est pas suffisant. La défaite contre l’Inter est en ce sens emblématique : spectaculaire, chaotique, mais sans pitié. Un instantané des limites actuelles de la Roma aux yeux de Friedkin. Défense fragile, équilibre instable, personnalité discontinue. Trop peu pour rivaliser avec les grands, trop peu pour cultiver de grands rêves.
C’est pourquoi, en coulisses, on commence déjà à parler d’avenir. Non pas de simples ajustements, mais d’une véritable refondation. Le « noyau » de l’équipe est sous observation et pourrait être redessiné : certains piliers ne sont plus aussi intouchables. Le maître mot est la compétitivité, et il faudra aussi faire des choix difficiles pour y parvenir. Il reste sept matches, sept étapes pour clore une saison entre ambition et réalité.
Puis viendra l’heure des bilans. Le directeur sportif Massara et Gasperini rencontreront les propriétaires pour évaluer l’effectif et tracer la voie à suivre. De là naîtra la Roma du futur : une équipe appelée à changer de peau, à rompre un cycle et à retrouver un élan. Car le message de l’étranger est clair : une telle défaite peut être acceptée. L’immobilisme, non.
