Le repêchage de l’Italie pour la Coupe du monde : le débat fait rage et certains vont droit au but

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La soirée européenne qui aurait pu remonter le moral du football italien s’est transformée en un nouveau camouflet pour la crédibilité du mouvement. La Bologne de Vincenzo Italiano, battue 3-1 au  » Dall’Ara  » par Aston Villa, et la Fiorentina de Paolo Vanoli, défaite 3-0 à domicile par Crystal Palace, ont lourdement compliqué leur parcours en Europa League et en Conference League, obtenant des résultats qui, pour de nombreux supporters, ne sont pas de simples faux pas mais la énième confirmation d’un déclin structurel.

Le mécontentement qui avait déjà explosé après l’élimination de l’équipe nationale contre la Bosnie en finale des éliminatoires pour aller à la Coupe du monde s’est encore accentué à la lumière des résultats des derniers représentants de la Serie A en Europe, appelés à réaliser un véritable exploit lors des matches retour pour atteindre les demi-finales des deux compétitions européennes mineures.

Tout cela se passe, entre autres, alors que l’on parle d’un éventuel repêchage de l’Italie à la prochaine Coupe du monde pour des raisons réglementaires et géopolitiques, une hypothèse à laquelle une grande partie des supporters réagit avec agacement :  » Ce serait une récompense imméritée vu ce que nous montrons sur le terrain, de l’équipe nationale aux clubs « , lit-on sur les médias sociaux, sous les posts de commentaires des matchs de jeudi soir.

Repêchage de l’Italie à la Coupe du monde, la FIFA prend du temps et des raisons

Le ton des posts et des commentaires est dur : les défaites de Bologne et de la Fiorentina sont lues comme un autre signe d’un mouvement incapable de rivaliser avec la continuité et les finales européennes atteintes ces dernières années (seulement deux remportées, par la Roma en Ligue de conférence en 2022 et l’Atalanta en Europa League en 2024) sont considérées comme des exceptions, pas comme la preuve d’une renaissance.

La critique touche tous les niveaux, des clubs au Federcalcio, en passant par la Lega Serie A : les supporters italiens demandent une base solide, des investissements ciblés et un modèle partagé, afin de surmonter les fragilités montrées une fois terminé le cycle de victoires du début du millénaire. De nombreux supporters reconnaissent la valeur du travail des entraîneurs et des joueurs, mais pointent du doigt des facteurs tels que le rythme, l’intensité, les infrastructures et la gestion des pépinières, les décrivant comme inférieurs à ceux d’autres réalités stables au sommet du football européen et mondial.

La discussion sur l’éventuelle repêchage de l’Italie à la Coupe du Monde ajoute donc une couche supplémentaire de tension. Pour certains supporters, ce serait un soulagement de pouvoir participer à un événement que l’Italie n’a pas joué depuis 2014. Pour d’autres, en revanche, il s’agirait d’un court-circuit : « Nous ne méritons pas de raccourcis », écrit un fan sur « X », « réparons d’abord le mouvement, puis pensons à la Coupe du monde ».

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